J'ai besoin de vous

Publié le par Sarah de Normandie

Hier, j'ai reçu ce message d'une de mes amies, vous savez, la fée aux doigts d'or... Elle est actuellement à Manille et elle me demande de mobiliser mes réseaux (vous en faites partie, non ?) pour une cause qui lui tient à coeur.

 

Je vous laisse lire son message, prenez 5 minutes, ça en vaut la peine.

Je sais que nous sommes tous sollicités de tous les côtés, souvent,  mais qui sait... les petits ruisseaux font parfois de grandes rivières.

 

Voici son message :


 

 

Ceci est un projet de soutien indépendant mais soutenu par  VIRLANIE

Je me présente, je suis Belune Ludivine TRAGIN, volontaire bénévole venue aux Philippines pour travailler en tant qu’assistante juridique pour la cause des mineurs en conflit avec la loi, ou dont les parents sont incarcérés. De par mon investissement au sein de ma fondation, VIRLANIE, une des plus importantes ONG aux Philippines, j’ai rencontré un jeune homme accompagne de sa mère, qui m’a inspiré ce conte cruel. La métaphore permet de démontrer, sans toutefois l’énoncer, dans sa crudité, la dureté de la condition humaine, qui règne souvent, dans les pays du Tiers monde. La fiction ici, dépasse la réalité, et le quotidien, quant à lui, devient absurde.

Je vous laisse le découvrir.

J’espère ainsi pouvoir toucher, au moins symboliquement, le cœur, de ceux qui en auront pris connaissance et réveiller en eux, un petit geste de solidarité, du plus simple (ils sont très croyants) au plus matérialiste, puisque nos sociétés sont basées sur le pouvoir de l’argent.

I ) LE CONTE CRUEL :

MABUHAY ANG FILIPPINAS

*Bienvenue aux Philippines

ERWIN VICTORIO

Ou lorsque l’argent fait vivre…

Dans une province de Naga, il était une fois un jeune homme philippin issu d’une famille pauvre mais qui avait réussi une petite ascension, dans la dureté de la vie.

Il était chauffeur de jeepney. Chaque philippin possédant son propre moyen de transport est toujours très fier de sa machine. Les jeepney, qui plus est, représentent une petite merveille d’invention asiatique. Au départ des américains, les jeeps abandonnées à leur sort, avaient été restaurées, trafiquées, et sont devenues aujourd’hui, le moyen de transport en commun principal des Philippines, pouvant contenir jusqu'à une vingtaine de passagers.

Comme tous philippins, son jeepney, était pour lui tout ce qu’il avait. Il vivait avec lui, grâce à lui. Il représentait son outil de travail, sa maison et sa famille. Plus tard, il accueillait également, en son sein, la mère et les rejetons qui vinrent à naitre de leur union.

Comme tous philippins, il l’avait nommé dès sa naissance ; le jeepney s’appelait Erwin.

Pendant des années, la vie suivait son cours, le jeepney et son chauffeur s’épanouissaient. Dès qu’il avait un peu d’argent, il le mettait dans la parure de son automobile. Il passait leur vie ensemble, le lustrait, repeignait les devantures, veillait à la mécanique, en prenait le plus grand sin, comme s’il avait été son propre fils.

La famille vivait bien, modestement, mais ils étaient heureux et soudés.

Un jour, un des rouages de cette belle routine vint à se coincer.

Erwin commença à montrer des signes de fatigue. Puis un jour il perdit beaucoup d’huile.

Le philippin l’emmena donc chez le frère garagiste du coin. Apres quelques colmatages dans les tubes de distribution et l’achat onéreux d’un bidon d’huile, Erwin reparti dans une fumée de pot d’échappement. Hélas, cela ne devait pas durer plus de quelques kilomètres….quelques temps plus tard, Erwin perdit de nouveau beaucoup d’huile. Le moteur s’emballait effroyablement, il n’avançait plus…il s’immobilisa le long de la route. Un autre jeepney le poussa jusqu’ au croisement du quartier, ou un autre garagiste exerçait…Ces tracas ébranlaient toute la famille, car ils étaient dépendants de lui, Erwin supportait la survie de la famille.

Le diagnostic était inquiétant. Plusieurs fissures empêchaient l’afflux de l’huile vers les pièces maitresses, pire, elles provoquaient les pertes de produit. La courroie de distribution montrait elle aussi, de graves défaillances. Encore une fois, après quelques bidouillages bien connus des philippins, Erwin reparti mais d’un pas plus lent. Il devait être ménagé. Ils savaient tous, que cela n’était que temporaire. La famille commença à souffrir de l’appauvrissement du foyer et de l’inquiétude au sujet de l’état du jeepney.

Deux ans plus tard, les réparations d’Erwin avait ruinées la famille, aucun garagiste ne parvenait à trouver la faille…on les envoya à la capitale où l’on espérait être mieux en mesure de le réparer.  Plus le temps passait, et plus les défaillances d’Erwin se répétaient et plus elles étaient nombreuses. Il était costaud car le moteur n’avait pas encore cède malgré la pression qui augmentait, mais sa cause semblait perdu sans un miracle.

Toutes les économies passèrent dans les réparations d’Erwin, l’achat d’huile, pour remplacer les flots perdus, l’achat de nouvelles pièces, les soudures, et le parcage d’Erwin chez le garagiste. Impossible de trouver ce qui déclenchait tous ces malheurs.

La vie était devenue bien âpres. Aux Philippines, on peut mourir des conséquences de soucis mécaniques…mais aux Philippines, on répare mieux les automobiles qu’on ne soigne les êtres humains…

Erwin Victorio, cela pourrait être un véritable nom de jeepney…

 

 

 

II ) LA REALITE :

Hélas, Erwin n’est pas une machine, c’est un jeune homme de quinze ans.

Il souffre d’hypertension, il fait des hémorragies de plus en plus régulièrement. Il est costaud et son contraire à la fois puisque son système immunitaire est au plus bas ; les hémorragies pourraient être mortelles, mais il tient le coup. Il a une hypertrophie de la rate, hypertension de la veine porte qui a créé des caillots et des varices du système digestif. Les médecins ne savent pas vraiment ce qu’il a.

Il souffre.

Et il garde le sourire quand il souffre un peu moins.

Il est seul avec sa mère à Manille. Elle est merveilleuse, elle se prive pour lui. Elle ne vit que pour le sauver, sans réussir à le lui insuffler ce dont il a besoin pour quitter l’hôpital. Tous leurs maigres revenus passent dans les soins car le système de prise en charge sociale ne suffit pas. Ici, on achète le sang pour vivre comme un bidon d’huile pour nourrir un moteur… Ici, on meurt d’être pauvre.

Je suis Bélune Tragin,  j’ai pris en charge la mère et l’enfant. Je soutiens ce projet indépendant de notre fondation, avec une autre volontaire JEANNE SIMONIN, dont j’ai pris la succession.

Une présence représente beaucoup mais cela ne fait pas tout, j’ai besoin d’aller acheter du sang encore…et des antibiotiques. Je m’occupe désormais de lui. Pour ne pas les laisses seuls face à ce passage difficile.

Ils sont très croyants.  Ils ont besoin que l’on pense à eux.

Je sollicite donc une aide de la part de ceux qui en ont la possibilité par le biais qu’ils souhaitent…

-          Des idées de soutien

-          Don de sang pour ceux qui sont proches de Manille…

-          Don pécunier même d’un tout petit montant pour les plus éloignés…

A titre d’aperçu, les antiinflammatoires coutent environ 5 euros, les antibiotiques environ 10 à 15 euros, une unité de plaquette coute 12 euros, un sachet de sang environ 20 euros… il va être opéré bientôt pour lui enlever la rate, il a besoin de 12 unités de sang, nous en avons seulement récoltés 2…

Si nous n’obtenons pas le sang ou les financements avant samedi 20, l’hôpital se déchargera du malade.

Je sais que vous êtes déjà souvent sollicités…n’hésitez donc pas à me poser toutes les questions que vous souhaitez pour de plus amples détails, avant de vous décider.

Pour les participations financières ( d’ordre indicatif, 10 euros c’est déjà bien, ‘’on fait des petits riens, une grande force’’):

-          Sur le compte de Virlanie foundation, Inc,  « au profit de la santé d’Erwin »

Bankname ; banco de pesos Vito Cruz Branch

Account number : 304580112833

SWIFT CODE ( CODE BIC) ;BNORPHMM


J’ai vu ce que c’était que vomir sa vie par tous les pores de la peau. Je ne peux pas décemment laisser mourir cet enfant, pour une question d’argent. Il pourrait être n’importe lequel d’entre nous, il est juste né au mauvais endroit… et moi je suis à côté de lui.

Voici Erwin, je précise que cette photo a été faite à sa demande.

erwin.jpg

 

 

Bien sûr, nous vous remercions tous ensemble, d’ores et déjà,  pour le temps que vous avez accordé à cette lecture, quelque soit l’engagement que vous pourrez nous procurer, penser a lui représente déjà beaucoup... 

 

 

Voilà. Merci d'être arrivé jusqu'ici. J'espère qu'avec votre aide, nous puissions aider Erwin et Bélune. N'hésitez pas à partager cet article sur vos réseaux. 

 

 

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