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Mes trucs

Swap en cours :

MA LESSIVE MAISON

La recette est ici.

Le pas à pas en images de la réalisation est là.

Recette très rapide à faire, très économique, respectueuse des peaux, et surtout qui ne lave pas moins bien que les lessives des multinationales...A vous de l'adopter !

POUR  TOUT SAVOIR SUR LE MAGAZINE OTTOBRE

ottobre.jpg 

 

TUTORIELS :

pochoirs textiles et freezer paper

grande turbulette à manches - 1ère partie

grande turbulette à manches - 2ème partie

cartonnettes à fils "zélégantes"

timbres maison

pochoirs et peinture en stick

zigouigouis sur une écharpe

Catégories

Vendredi 23 mai 2008
Et comme je ne fais pas grand chose pour moi en ce moment, je vais garnir ce blog avec les bricolages de mes petits élèves ! ;-)

Bon, alors tout d'abord, la carte :

Je devrais plutôt dire la multi carte ! ;-)
Il s'agit de 5 coeurs cousus les uns au-dessus des autres. Les fond est réalisé à l'encre sur laquelle on a versé du sel avant que cela ne sèche (ça fait des jolis effets !). Chaque enfant a ensuite écrit ou collé "bonne fête maman" (que c'est original !!!) sur les 3 premiers coeurs, puis une petite poésie, et enfin un portrait de maman sur le dernier.
Et nous avons ensuite légèrement lourdement saupoudré de paillettes : j'aime bien quand ça brille ! Et les zenfants zaussi ! ;-)

Et puis ça fait très joli, si on suspend les coeurs dans un petit courant d'air... :-)


Et puis le petit cadeau "school made" pour les mamans : des petits savons.
Ca a été une vraie partie de plaisir et de rigolade à réaliser !
La recette est très facile à réaliser avec des enfants, donc, si vous voulez une petite occupation pour des mercredis pluvieux, c'est par ici !

Pour vous raconter les coulisses de l'exploit qui font que j'ai beaucoup ri (mais pas les enfants ! gniak, gniak, gniak !) : il fallait râper le savon de Marseille pour faire des copeaux.
J'avais apporté mon moulin à légumes qui me sert à faire ma lessive, une râpe, et la moulinette à fromage dont je parlais il n'y a pas très longtemps.

Et le plus drôle, ça a été la manipulation : pour le moulin à légumes, pas de problème, les enfants savaient comment l'utiliser : "c'est pour faire la purée", pour la râpe, aucun soucis non plus, mais ce fut long ! (re : gniak, gniak, gniak !). Mais j'ai beaucoup rigolé avec la manipulation de la moulinette : ils ont mis le savon dans le trou (là où sortent les copeaux, normalement ! :-D) et puis après, tout l'appareil a été démantibulé, certains ont essayé de râper le savon avec le cylindre uniquement, bref, pas mal d'idées, mais pas beaucoup d'efficacité !!!



Le résultat final n'a pas eu le temps d'être photographié, mais si vous allez sur le lien de la recette du savon, vous aurez une idée, sauf que nous, on avait des moules en forme de coeur... ;-)
Mon ATSEM en a emballé 3 ( un savon en forme de coeur vert, un jaune et un rose) dans un bonbon de papier de soie, on a confectionné des petites pochettes pour la multi-carte, et voilà :


Joli, non ? :-)
Mais c'est promis, l'année prochaine, c'est collier de pâtes !

Par Sarah de Normandie - Publié dans : bricolage
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Samedi 17 mai 2008
Ahhhh !!!! Ca fait du bien de le dire...

Ce matin, pas d'école pour moi, c'est ma doublette qui fait classe, et comme le frigo est proche du vide absolu,  direction le supermarché pour la corvée des provisions.

D'habitude, je m'arrange pour y aller en semaine, de bonne heure, je suis tranquille, pas trop de monde et SURTOUT : pas de vendeuses / démonstratrices...

Mais ce matin, samedi... donc démonstratrices.
Je les évite avec soin, refuse de déguster les chouquettes (dans le meilleur des cas...), les pâtés, les saucissons, les camemberts, les Pont-l'Evêque... désolée, mais j'ai encore le goût du dentifrice dans la bouche, je ne tiens pas à avoir une haleine de chacal dès 9h30...
Mais au rayon des fruits et légumes, une vendeuse sournoise me tombe dessus ! Elle était cachée derrière un grand client, pas trop grande, je ne l'avais pas vue !
Et la voilà qui me met presque dans les mains un ANANAS, pas cher, 1€ (tiens, c'est sûr, c'est pas cher...), mais bon, moi, j'aime bien voir et savoir ce que j'achète, donc je regarde la pancarte au-dessus :
ANANAS EXTRA SWEET
  1€
 Costa-Rica

Donc, je dis poliment à la dame : non merci.

Et elle : "Ben pourquoi ? 1€, c'est pas cher !!!"

Et moi de répondre : "désolée, je n'achète pas de fruits qui viennent de si loin."

Là, elle ne comprend pas, je vois son oeil vide interloqué... Elle s'est mise sur OFF, ou sur ECO, je ne sais pas, mais elle reste devant moi à me bloquer le passage.
Donc, je précise : "les ananas viennent du Costa-Rica, et je n'achète QUE des fruits et légumes français."

Alors, là, je crois qu'elle a failli défaillir... Elle s'est retournée vers le chef de rayon, certainement heureux de sa promo, pour lui dire :
"Haaaaan.... ça marche pas ce matin, ça vend pas... et pis en plus y'en a une qui vient de m'en sortir une bonne : ELLE N'ACHETE QUE FRANCAIS !"
Tout cela bien fort, pour que j'entende...
Et elle ajoute : "AH ! ON POURRAIT EN ECRIRE DES LIVRES !"


Pffff... moi aussi, je pourrais écrire des livres (j'ai travaillé en supermarché, et qu'est-ce que j'ai pû entendre comme c... à la minute !!!)... mais avant, je préfère en lire, ça aide à réfléchir, madame...
En tout cas, ça me désespère... je me dis qu'il y a encore pas mal de chemin à faire avant que tout le monde prenne conscience que si on continue à vivre ainsi, à manger des fruits hors saison, à les faire venir de l'autre bout de la planète, à les cueillir pas mûrs (comme les ananas de ce matin : très très verts...), à leur faire faire 10 jours de frigo dans un bateau, du camion frigo, tout cela pour les payer 1€... on va aller droit dans le mur.


Mais pour être franche et honnête jusqu'au bout : oui, je mange des ananas frais, de temps en temps...
Mais j'ai conscience du chemin parcouru par ce fruit jusqu'à ce qu'il arrive dans mon assiette, aussi, cela devient de plus en plus exceptionnel.
Et essayer de manger de saison et régional, c'est facile, cela coûte moins cher, et ce n'est pas frustrant !
Et je ne me fournis qu'au supermarché du coin, pas de panier AMAP, pas de magasin bio, non, non, non... Juste quelques principes...

Et si je veux manger de l'ananas, j'ai aussi la solution des conserves : fruits cueillis à temps, mis en boîte à proximité du lieu de récolte, transportés par bateau non frigorifique, dans des conteneurs, et l'acier des boîtes est recyclable à l'infini ou presque, bref... plein d'avantages !

Je suis certaine que je ne suis pas la seule à penser comme cela... mais qu'est-ce que je me suis sentie seule, ce matin, dans mon supermarché...


Par Sarah de Normandie - Publié dans : Coup de gueule
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Samedi 10 mai 2008
Je vous dis tout de suite pourquoi vous allez me maudire ?

















Ben voilà :

Il y en a 70...
Parmi les tous premiers jusqu'aux derniers...
Et le prix ? Une misère...

Je suis folle de joie !!!

Par Sarah de Normandie - Publié dans : coup de coeur
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Dimanche 4 mai 2008
 Parce qu'on ne peut pas dire que la douche ait été froide, mais n'empêche qu'elle n'était pas très chaude...

Attention... Ca va être long... mais j'ai besoin de mettre toutes mes idées à plat et au clair...

Hier, nous sommes allés voir notre architecte préféré. Et on a fait un bilan des devis reçus pour la maison.


Bon, par quel bout on commence pour expliquer ?



Tout d'abord, les entreprises qui ont bien voulu nous répondre... :

Nous avons en tout premier lieu contacté les "grosses entreprises" de la région, connues de notre architecte parce qu'il avait travaillé avec elles auparavant. Pas de réponses immédiates, débordées.

Ensuite, nous sommes allés à Rouen, au salon de la maison en bois, et là, nous avons rencontré les charpentiers de la région, qui se targuent de monter des maisons d'architectes, qui montrent de belles photos dans leur book, et qui nous disent "Waou !!! c'est un super projet !!!". On laisse des plans, on prend des cartes de visite, on rappelle 2 mois plus tard en demandant où ils en sont de l'élaboration du devis et là : "ouuuuiiiii..... j'ai bien le dossier, mais je n'y ai pas encore travaillé", ou bien : "oh ! je vous ai zappé !", ou encore : "je suis débordé", "rappelez  dans 2 mois" et le pompon : "non, je ne vous ferai pas de devis car vous avez demandé à plusieurs de mes confrères de faire un devis aussi, et moi, je n'en fais que si je suis tout seul à travailler".
Ah bon.
Et encore, dans le lot, on avait déjà renoncé aux entrepreneurs avinés qui avaient tout de suite averti : "l'archi, il éjecte tout de suite de votre projet ou on le fout dehors !", et à ceux qui nous avaient dit " je ne travaille pas à plus de 20 km de chez moi".

Donc bilan : encore quelques mois de perdus à attendre des devis qui ne viendront jamais.

Alors, l'architecte a repris son baton de pèlerin et a redemandé aux grosses entreprises de se pencher sur notre cas.
On attend quelques temps (semaines, mois ? je ne sais plus...), et là, les devis arrivent : comme on les "supplie", ils savent que nous sommes au pied du mur, et les prix s'en ressentent... C'est ultra cher, bien au-dessus de notre budget...

Alors, on demande à un de nos amis qui a quelques contacts dans ce milieu de s'occuper de nous trouver des entreprises : quelques unes répondent, parce qu'il les relance sans cesse, et là, pareil pour la partie charpente : le gars sur-estime les prix et on dépasse toujours le budget...

Vincent prend alors son cyber-baton de pèlerin, et contacte des entreprises spécialisées, mais pour le coup plus du tout locales... Quelques-unes sont spécialisées dans les constructions "écologiques" sur toute la France, d'autres sont des constructeurs européens (suisses, belges, russes...) de maisons en bois. Et là, on a de tout : des gens qui savent à peine lire un plan, d'autres qui n'hésitent pas à nous fournir des fenêtres en PVC, ou encore qui chiffrent à la louche et dont on ne sait pas au final ce que cela comprend, et puis on a aussi des gens très compétents, mais donc les devis sont dignes de ceux déjà reçus...


Et au final : encore largement au-dessus du budget.
Et c'est du large, très au large, de la navigation en haute mer...

Quand on estimait pouvoir construire une maison bioclimatique à ossature bois à 1500 / 1700 € le m2.... On atteint péniblement, en faisant plein de coupes (donc, en devenant de moins en moins bioclimatique...) les 2400€/m2 !!!!




Donc bilan du bilan :
- les entreprises locales n'ont pas envie/ besoin de nous et de notre petite maison de 130m2 pour vivre, elles préfèrent soit construire les maisons qu'elles ont déjà en catalogue, soit faire de superbes bâtisses pour des gens  très riches qui ne regardent plus aux coûts.

- les grosses entreprises n'ont pas besoin de nous. Elles fixent des prix prohibitifs pour ne pas devoir refuser, mais cela revient au même.

- les maisons en bois sont à la mode, certains savent profiter du filon.

- la Normandie n'est pas une région où il y a encore beaucoup de concurence.... donc nous ne sommes pas en position forte pour négocier.



Alors, quand on a mis tout cela à plat, il faut évidemment trouver quand même une solution. (je précise au passage que nous sommes déjà propriétaires du terrain, et que cela fait quand même un peu cher tous les mois de laisser des moutons manger NOTRE herbe !!!! :-DDD)


Alors, la solution proposée hier par notre architecte :
- Ne pas renoncer au bioclimatisme de la maison (c'est quand même un petit peu le but du projet !) : donc, pas question de retirer la serre solaire, ni de mettre de laine de verre au lieu de la ouate de cellulose, pas de PVC, le puits canadien...
Donc, les fondamentaux de la maison restent tels quels.


Alors, où faire les économies ?
Sur le poste qui pose le plus de problèmes : l'ossature bois.

(NDLR : c'est à ce moment-là que j'ai reçu la douche tiédasse....)


L'architecte propose de monter la maison en parpaings, et d'isoler la maison par l'extérieur (c'est le plus performant), avec de la ouate de cellulose, et un bardage en bois par-dessus.

De l'extérieur, la maison aura évidemment le même aspect.
De l'intérieur, on aura les murs en parpaings apparents, qui "une fois peints seront très jolis".
L'inertie thermique de la maison sera renforcée (c'est le point faible des maisons en bois : elles chauffent vite, mais aussi se refroidissent vite).
Les parpaings sont fabriqués juste en bas de la maison : transport quasi nul, ce qui en fait une solution bien plus "écologique" que d'acheter des briques de terre cuite ou bien du béton cellulaire fabriqués uniquement à l'autre bout de la France. On peut aussi poser les parpaings à l'envers lors du montage et les remplir de sable pour augmenter l'inertie.
La construction en parpaing est un principe éprouvé, dont le prix est connu de tous et qui évite les devis farfelus de gens surfant sur la vague...
Et on rentrera à coup sûr dans notre budget, voire on le diminue.
Et moi, j'aurai ma cuisine aménagée ! ;-)


Alors voilà. Tout est exposé.
Vincent est plongé dans excel, il fait des tableaux comparatifs, moi, j'écris un long article sur mon blog. ;-)
Nous n'avons pas beaucoup dormi. Faut-il parler de deuil ? Quand même pas... Restons pudiques... Mais bon, c'est quand même une sacrée remise en cause des images que nous projetions, il faut maintenant repenser notre maison autrement, mais pas tout-à-fait non plus y renoncer, les modifications ne sont objectivement pas si énormes que cela, on reste dans la même ligne.
Alors, on se donne un peu le temps de digérer... le temps de recevoir le prochain devis... au rythme des entreprises pour rendre une copie, je crois qu'on a encore pas mal de jours/ semaines/ mois pour s'y faire.

Par Sarah de Normandie - Publié dans : home sweet home
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